Quels pays ?

Pourquoi le Bénin?

Un défi en matière de santé et de développement

La population, essentiellement rurale (61%) et jeune (47% ont moins de 15 ans), vit majoritairement dans le sud du pays. L’économie est basée sur l’agriculture et la pêche. La pauvreté est quasi généralisée avec 37% d’incidence nationale et une prédominance plus marquée pour les femmes et les populations rurales. Cette situation de pauvreté généralisée, alliée au faible accès à l’eau potable (63%) et à la promiscuité néfaste avec un environnement insalubre, pèse lourdement sur l’état de santé des populations.    

humanitaire

45 % des enfants souffrent de malnutrition chronique ou retard de croissance

humanitaire

Les maladies liées au péril fécal constituent l’une des principales causes de morbidité et de mortalité des enfants au Bénin

humanitaire

Le paludisme est la 1ère cause de mortalité chez l’enfant

Situation sanitaire des populations

Les maladies transmissibles

Ces cinq dernières années, le profil épidémiologique du Bénin se caractérise par une prédominance des maladies transmissibles qui sévissent sous forme endémo-épidémique, avec en tête le paludisme (39,7 %), suivi par les infections respiratoires aiguës (12,4 %), les autres affections gastro-intestinales (6,4 %) et les diarrhées (3,0 %), selon les données de 2013. On observe cependant une transition épidémiologique marquée par l’émergence des maladies non transmissibles liées à l’urbanisation, à la sédentarité et aux changements dans le mode d’alimentation. Il s’agit des maladies cardiovasculaires. En 2008, une enquête STEPS a montré que 27,5 % des Béninois étaient hypertendus ; 4,6 % diabétiques ; et que la prévalence du tabagisme s’établissait à 2,6 % et l’obésité chez les femmes à 30 %.  

Les maladies non transmissibles

Les maladies non transmissibles constituent de nos jours une préoccupation majeure par leur fréquence et les décès qu’elles entraînent. La mortalité prématurée liée aux maladies non transmissibles est de 49,4 % chez les hommes, contre 36,4 % chez les femmes. À l’instar des autres pays de la région, le Bénin est affecté par le trafic de stupéfiants et d’autres substances psychotropes.

Ressources humaines & Médicaments

Le Bénin fait face à une grave pénurie de personnels de santé, en quantité comme en qualité, et à une mauvaise répartition géographique des agents de santé. Les principaux ratios personnel de santé/population se situent en deçà des normes préconisées par l’OMS, à savoir 1,5 médecin pour 10 000 habitants, ainsi que 2,4 personnels infirmiers et 2,9 sages-femmes pour 5000 habitants. Ce déficit en ressources humaines explique en partie la faible performance du système de santé et le faible niveau des indicateurs de l’état de santé des populations.  

Plus de la moitié de la population n’a pas accès aux médicaments essentiels.

Le pays a opté pour les médicaments essentiels sous nom générique depuis les années 1980, mais plus de la moitié de la population n’a pas accès aux médicaments essentiels. Cette situation oblige les ménages à consacrer entre 60 % et 90 % de leurs dépenses de santé à l’achat de médicaments. Malgré l’existence d’une centrale d’achat de médicaments essentiels pour approvisionner les populations en médicaments(CAME), des pénuries s’observent par moments, obligeant les populations à s’approvisionner sur les marchés des produits de qualité douteuse, comme en témoignent les saisies régulières de médicaments contrefaits sur les marchés ou aux frontières du pays.

Financement de la santé

Les principales sources qui contribuent au financement de la santé sont : les ménages (52 %), l’État (31 %),  les partenaires techniques et financiers (16 %), et les collectivités locales (moins de 1 %). Les ménages effectuent des paiements directs auprès des établissements de soins aussi bien publics que privés.

Le Bénin consacre 4,6 % de son PIB à la santé

Soit :  25 euros / an / habitant

L’offre de soins

L’insuffisance des plateaux techniques ou de technologies de pointe motive des évacuations sanitaires souvent très onéreuses à l’extérieur du pays qui grèvent lourdement le budget de l’État.   Principaux indicateurs de couverture des soins Pourcentage d’enfants complètement vaccinés …35% – Revue externe du PEV 2014 Prévalence contraceptive…17,9 %- MICS 2014 Pourcentage d’établissements disposant des capacités de diagnostic… 51 % – SARA 2015  

Trafic de faux médicaments Un problème majeur

Le gouvernement de Patrice Talon, élu en 2016, en a fait une priorité. Il faut combattre ce fléau du faux médicament, largement répandu dans l’Afrique sub-saharienne, où il tuerait près de 100.000 personnes chaque année. Or, le Bénin a la réputation d’être une plaque tournante du trafic, grâce au port de Cotonou. En un an, des dizaines de tonnes de faux médicaments ou de médicaments interdits de commercialisation ont été saisies dans le pays.   D’après l’OMS, un médicament sur 10 dans le monde est une contrefaçon. En Afrique, ce chiffre monte à 7 médicaments sur 10.

image

Pourquoi Madagascar ?

image

Quelques chiffres ...

État insulaire d’Afrique australe, situé dans l’Océan Indien à l’est du Mozambique, Madagascar, est la 5e plus grande île du monde avec une superficie de 587 000 km2.

Indépendance : 1960

Population : 25,6 millions en 2017

Capitale : Antananarivo

Langue : Français-Malgache

RNB par habitant (2017) : 400 $ (Banque mondiale)

Espérance de vie à la naissance (en 2016) : 65,9 ans

Religions : culte traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de catholiques et 20% de protestants ; islam (5 %)

Taux d’alphabétisation (total adultes) en 2015 : 65 %

Indice de développement humain (2018) : 161e sur 188 pays (PNUD)

 

 

Une extrême pauvreté ..

 

 

Selon la Banque Mondiale, 76%  de la population vit dans une « extrême pauvreté ».

  • Les enfants sont les premières victimes

    Madagascar est le 5ème pays au monde qui compte le plus grand nombre d’enfants non scolarisés.

    Les enfants sont les premières victimes de cette fragilité économique. Selon un rapport des Nations Unies, « 12% des enfants malagasy ne vivent pas avec leurs parents ». Ils sont ainsi rendus vulnérables au tourisme sexuel et à la prostitution.

  • L’exploitation sexuelle

    L’âge moyen du début de la prostitution se situerait autour de 13 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons. La PMPM de Tananarive a confirmé que les enfants victimes d’exploitation sexuelle étaient de plus en plus jeunes et que leur nombre ne cessait d’augmenter. Certains dénoncent les coutumes : la société tolèrerait l’exploitation sexuelle des enfants, la communauté et les parents peuvent être complices de cette situation.

Madagascar consacre 3 % de son PIB à la santé (OMS 2014)

Soit :  38 euros / an / habitant

Une situation sanitaire préoccupante...

 

Les données suivantes montrent la situation du secteur de la santé du pays :

  • Le taux de mortalité des enfants de moins de un an est de 42 ‰. Les objectifs du Millénaire en 2015 le fixent à 31‰ (TMI).
  • 47 % des enfants de moins de 5 ans sont affectés d’un retard de croissance.
  • L’année 2017 a été marquée par une flambée épidémique de peste pulmonaire urbaine sans précédent, dans 2 grandes villes du  pays, Antananarivo et Toamasina. Plus de 2 500 cas ont été notifiés et plus de 200 décès déclarés à l’OMS.
  • Une épidémie de rougeole a fait plus de 1200 morts , principalement des enfants, d’octobre 2018  à avril 2019.

 

 

 

Les principales causes de mortalité

Les infections des voies respiratoires

La pneumonie (14%)

Les pathologies infantiles

Les décès rencontrés dans les premiers jours de vie (7%) et la rougeole (5%).

Le Paludisme

La malaria (11%)

Le péril Oro-fécal

La diarrhée (9%).

Les Structures médicales

 

A Madagascar, la santé publique est peu développée et la qualité des services de santé laisse beaucoup à désirer. Il y a régulièrement pénurie de médicaments et de fournitures essentielles, et les structures d’urgence font défaut.

 

La capacité du gouvernement à planifier efficacement et à gérer les programmes de santé est faible.

 

Les institutions proposant des formations médicales sont peu nombreuses. Madagascar possède six instituts de formations paramédicales publics ou privés (reposant en général sur des bases confessionnelles) qui attribuent des diplômes reconnus par le gouvernement.

 

On dénombre 1428 médecins sur l’île, ce qui représente 8,6 médecins pour 100’000 habitants en zone urbaine (à titre de comparaison: env. 1 médecin pour 320 habitants en Suisse). Ce chiffre tombe à 1 médecin pour 35’000 habitants en zone rurale.

 

On dénombre 2 lits d’hôpitaux pour 10’000 habitants.

 

La grande étendue du territoire ne permet pas d’avoir une couverture de santé suffisante pour toute la population et le problème des transports complique souvent l’accès aux soins. De nombreux villages sont enclavés. Les malades sont portés sur un brancard de fortune et acheminés vers l’un des rares centres de soins après de nombreuses heures de marche, parfois des jours.

A Madagascar, il y a en zone rurale seulement  1 médecin pour 35’000 habitants.

Les défis en matière de santé

 

Les plus grands défis en matière de santé sont les suivants:

  • promotion de la santé de la mère et de l’enfant (vaccinations des enfants, soins gynécologiques, informations sur la contraception)
  • Lutte contre le paludisme
  • lutte contre la malnutrition
  • lutte contre les maladies transmissibles, dont les MST et VIH
  • renforcement de la lutte contre les maladies non transmissibles (diabète, santé bucco-dentaire, etc.)
  • amélioration de l’accès à l’eau potable et développement des infrastructures d’épuration

2019 Madagascar...

image

  En novembre 2019  une mission d’évaluation sera organisée, afin

  • de définir les besoins de la population malgache
  • de rencontrer les instances officielles
  • de rencontrer une ou plusieurs ONG locale(s)
  • de mesurer la faisabilité de notre aide

Devenir bénévole

Vous aussi, vous pouvez vous impliquer au sein de nos missions

NOUS REJOINDRE