Conseils aux voyageurs

INFORMATIONS VACCINALES

Préambule important :

La mise à jour des vaccinations recommandées en France dans le calendrier vaccinal est la première étape du programme de vaccinations avant le départ, sachant que certaines des infections visées peuvent être endémiques dans le pays de destination. Cette mise à jour est particulièrement importante pour la vaccination contre :

  • la diphtérie,
  • le tétanos,
  • la poliomyélite,
  • la coqueluche,
  • ainsi que la rougeole, oreillons et rubéole.

 

Avant tout départ en mission, il est donc indispensable de faire vérifier l’état de ces vaccinations recommandées en France car elles seront nécessaires à votre protection en missions.

 

ATTENTION il existe actuellement un risque épidémique de Rougeole au Bénin. Il est très fortement recommandé de se faire vacciner si l’on est pas immunisé…(La Rougeole est 6 fois plus contagieuse que la Grippe.)

« Lors de la mission de février 2019, le groupe Humanicher a fait face à une épidémie massive de rougeole dans un Village. »

Vaccinations pour le Bénin

Vaccination Obligatoire 

  • Fièvre jaune

Vaccin disponible uniquement dans les centres de vaccinations internationales. Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l’entrée du pays de tous les voyageurs âgés de plus de 9 mois. Schéma vaccinal : 1 injection à faire au minimum 10 jours avant le départ.

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Vaccinations très vivement conseillées

Hépatite B Pour des séjours longs ou répétés.Deux injections espacées d’un mois, rappel unique 6 mois plus tard. Hépatite A 1 injection 15 jours avant le départ, rappel 1 à 3 (5) ans plus tard. Typhoïde En cas de séjour prolongé ou dans des conditions d’hygiène précaires. Méningite à Méningocoques En cas de séjour prolongé en contact étroit avec la population locale, ou en période d’épidémie.

Vaccinations conseillées

Rage En cas de séjour prolongé, en situation d’isolement. Tuberculose En cas de séjour prolongé, en contact proche avec les populations défavorisés.

Informations de prévention contre le Paludisme

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Préambule important :

  Le paludisme est une maladie grave, potentiellement mortelle, transmise par des moustiques, et très répandue en zone tropicale. Il existe plusieurs espèces de parasites responsables du paludisme. Plasmodium falciparum est l’espèce la plus dangereuse, car elle est responsable des formes mortelles, c’est également la plus fréquente (en Afrique tropicale surtout, mais aussi en Amérique et en Asie forestière). C’est prioritairement contre cette espèce que sont dirigées les mesures préventives. Ses modalités dépendent de la destination, des conditions et de la durée du séjour, de la saison, … Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale contre le paludisme, c’est pourquoi il convient de recourir simultanément :

  • A une chimioprophylaxie (prise d’un médicament antipaludique à titre préventif) ;
  • A des mesures de protection contre les piqûres de moustiques.

 

Traitements préventifs du paludisme

Selon le pays visité, la durée du séjour et les caractéristiques individuelles de chaque voyageur, quatre médicaments peuvent être utilisés pour la prévention du paludisme. Au Bénin on utilise préférentiellement :

  • l’association atovaquone (250 mg) – proguanil (100 mg) (Malarone®)

ou

  • la méfloquine (Lariam® 250)   

 

Protection contre les piqûres de moustiques

Il est aussi très important de se protéger contre les piqûres de moustiques, car cela permet de prévenir également d’autres infections ayant le même mode de transmission, en particulier la dengue, très répandue sous les tropiques. Les anophèles (moustiques vecteurs du paludisme) piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil ; les mesures à observer sont les suivantes :

  • Porter le soir des vêtements longs, imprégnés : On peut se procurer en pharmacie des flacons vaporisateurs de perméthrine. La pulvérisation se fait sur les parties externes des vêtements.
  • Appliquer un produit répulsif (insectifuge ou repellent) sur les parties découvertes du corps : l’application du produit doit se faire dès le coucher du soleil sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris, ainsi que sur les parties pouvant se trouver découvertes à l’occasion de mouvements.
  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (perméthrine)

 

ATTENTION !! Même si l’on a suivi une chimioprophylaxie adaptée et appliqué toutes les mesures, toute fièvre au retour d’un voyage en zone tropicale doit être considérée comme un accès de paludisme et impose de consulter en urgence un médecin.

LE CHIKUNGUNYA ET LA DENGUE

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La dengue et le chikungunya représentent une part importante des épisodes fébriles dans les problèmes de santé au retour de voyage, hors paludisme.

La dengue est l’arbovirose qui se développe le plus tant en nombre de cas qu’en dispersion dans les différents pays.

 

Prévention

Il n’y a pas de traitement préventif contre la dengue ni contre le chikungunya. Seule une protection antivectorielle personnelle, comme celle qu’il est nécessaire de respecter pour se protéger du paludisme permet de réduire le risque de piqûre par les moustiques vecteurs (répulsifs, vêtements couvrants et moustiquaire).

LES RÉPULSIFS CUTANÉS = LES ANTI-MOUSTIQUES

  • Dans la stratégie de protection contre les vecteurs (moustiques), les répulsifs sont nécessaires en fonction des risques, de même que l’utilisation de la moustiquaire.
  • La tenue vestimentaire peut être un complément pour une meilleure protection.
  • Les répulsifs cutanés sont composés d’une substance active qui éloigne les insectes sans les tuer et sont à appliquer sur toutes les parties du corps non couvertes. Il faut privilégier l’application le matin et le soir, périodes d’activité maximum des insectes vecteurs.
  • La durée de la protection varie de 4 à 8 heures selon la nature et la concentration de la substance active ainsi que des conditions d’utilisation (sudation, température et humidité ambiantes…).
  • L’application doit être renouvelée après une baignade.
  • En cas d’utilisation de crème solaire, l’application de répulsif doit avoir lieu après un délai d’au moins 20 minutes. La crème solaire doit toujours être appliquée avant le répulsif.
  • Ces produits sont à employer avec précaution, ils ne doivent pas être ingérés, ni appliqués sur les muqueuses ou sur des lésions cutanées étendues.

DIARRHÉE DU VOYAGEUR ET AUTRES RISQUES LIÉS À L’ALIMENTATION

Il s’agit généralement d’un épisode aigu bénin, spontanément résolutif en un à trois jours, mais qui peut être parfois grave. Elle est plus souvent liée à la consommation d’aliments solides que de boissons.

Une consultation médicale est recommandée quel que soit l’âge dans les formes moyennes ou sévères, fébriles ou avec selles glairo-sanglantes, ou prolongées au-delà de 48 heures ou en cas de vomissements incoercibles.

 

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Prévention

Elle repose avant tout sur les mesures d’hygiène.

  • Se laver souvent les mains, avant les repas et avant toute manipulation d’aliments, et après passage aux toilettes. En l’absence d’eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique peuvent être utilisés (attention au risque de photosensibilité).
  • Ne consommer que de l’eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi), ou à défaut rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons), ou par une filtration efficace doublée d’un traitement de l’eau.
  • Éviter les glaçons.
  • Éviter les jus de fruits frais préparés de façon artisanale.
  • Éviter de consommer de la nourriture vendue dans la rue sauf si elle est bien cuite et le récipient encore fumant. Les buffets froids des restaurants peuvent également comporter des risques.
  • Le lait doit être pasteurisé ou bouilli et la chaîne du froid assurée.
  • Peler les fruits soi-même.
  • Éviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés.
  • Éviter les sorbets et les crèmes glacées.
  • Bien cuire les oeufs, les viandes, les poissons et les crustacés.
  • Se renseigner localement sur les risques de toxicité des poissons de mer (ciguatera)

EXPOSITION À LA CHALEUR

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Risques

Le coup de chaleur est la conséquence d’une élévation de la température corporelle centrale dans des conditions climatiques particulières (température extérieure élevée, hygrométrie élevée). Il se traduit par une fièvre, d’abord accompagnée de sudation puis sèche, sans sudation, associée à un épuisement.

Il se complique de troubles de la conscience et de déshydratation. Le pronostic vital peut être engagé : c’est une urgence médicale.

 

Prévention

Les mesures suivantes permettent de prévenir le coup de chaleur :

  • éviter de s’exposer au soleil
  • bien s’hydrater (boire souvent, prendre des douches…)
  • préférer les lieux ventilés, voire climatisés
  • limiter les activités physiques
  • éviter les voyages prolongés en situation de confinement
  • L’acclimatation aide également à préparer le corps à la chaleur extrême : il suffit de s’exposer à la chaleur de façon progressive

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